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dimanche 13 avril 2014

Semaine 28 : Otavalo - Popayan

Chers tous, cette semaine, l'Eldorado à vélo vous propose un aller direct pour la Colombie ! Bien qu'à l'origine, la petite balade dans le pays du café et des emeraudes n'était pas prévue au programme, nous avons tellement entendu du bien depuis 4 mois de ce pays si singulier, de cette population si charmante, que nous n'avons pas pu nous empecher de faire cet ultime detour pour nos dernieres semaines en terre latino. Resultat, sans aucun doute l'une des semaines les plus riches du voyage ! Des rencontres en tous genres, des locaux aux sourires sans fin, des guerilleros en action, des montagnes à perte de vue, de la végétation luxuriante ...  ¡ Bienvenidos en Colombia




Sur la double-carte (Google ne connait pas vraiment la frontiere ecuatoriano-colombienne), nos 550 kilometres on-ne-peut-plus cordilleresques entre Otavalo, en Equateur et Popayan en Colombie. Si les Andes sont bien moins hautes ici qu-au Pérou ou en Bolivie, les pentes à 10 % sont elles plus que jamais présentes... Pas de doute, cette semaine, "on a mouillé le maillot".



A Otavalo, dimanche dernier, le post du blog vient d'etre publié ; les Dieux du Stade viennent se raffraichir auprès de la cascade du coin. Les bêtes sont abbreuvées, la semaine peut commencer.



"L'enfer du Nord". Quand nous prennons la route lundi dernier, nous sommes très loin d'imaginer la difficulté des deux étapes qui nous séparent de la frontière colombienne... Si sur la photo, le relief du nord de l'Equateur n'a pas l'air plus méchant que cela, croyez nous, faire les montagnes russes (500 m de montée puis 500 m de descente puis 500 m de montée etc.) pendant 3 heures non stop, ça a le don de vous epuiser un homme.
 


Quentin, en plateau 1, vitesse 1. Derrière, le fameux relief complétement bosselé, le tout sous un temps digne du Paris-Roubaix.



Au milieu d'un col interminable la veille de notre sortie d'Equateur, nous rencontrons trois colombiens tout sourire en train de descendre à toute vitesse ce que nous mettrons 2h30 à monter. Courtoisie cyclotouristique oblige, nous formons trois minutes plus tard un petit attroupement sur le bas côté et la conversation se met à crépiter. Partis de Medellin pour une année de vélo vers Ushuaïa, ils en sont alors à leur premier mois et nous échangeons de précieuses informations sur ce qui nous attend respectivement au nord et au sud, en Colombie pour nous, en Équateur pour eux. Ce ne sont pas les premiers cyclos voulant atteindre la Patagonie que nous rencontrons mais ils ont cela d'assez rare d'être... un groupe de trois amis ! Et mixte !  



Les sacoches Ortlieb made in Colombia : tout simplement de gros bidons en plastique. Respect les amis !



Nous parlons beaucoup d'eux sans jamais les montrer. Honte à nous. Le mal est réparé car voici les bomberos de la caserne de Bolívar qui nous ont accueilli à bras ouverts, sans même attendre qu'on lance notre tirade quotidienne pour quémander un toit. Muchas gracias señores !



5 kilomètres avant notre sortie de l'Equateur, une nouvelle rencontre cyclotouristique vient egayer notre Panaméricaine. Et cette fois-ci, c'est en francais ! Ou plutot, en quebequois puisque Mathieu et Magalie nous viennent tout droit de la belle Province, direction la Terre de Feu ! Difficile de ne pas se marrer lorsqu'ils nous parlent avec leur accent inimitable des 'mets typiques de Colombie' et leurs sacoches 'qui se brisent'. Suerte les amis, et comme on dit par chez vous a tantôt !



Ca y est, nous y voilà ! Le tamponnage des passeports aura pris exactement 17 secondes, - record à battre -  les routes de Colombie nous sont ouvertes !



A Ipiales,  la ville frontière colombienne, nous choisissons à nouveau la solution bomberos pour passer la nuit. Cette fois-ci, pas de chance, il n'y a pas de place à l'intérieur nous explique un jeune voluntario. Soit, on dormira donc dehors, derrière les camions, avec le chien de la caserne, et à 4 metres de la panaméricaine qui traverse la ville...  Mais à peine a-t-on finit de monter les tentes sur le béton que le jeune pompier revient vers nous, en nous proposant une solution intermédiaire : dormir dans l'ambulance ! Ni une, ni deux, nous voilà donc allongés sur la civière (cf. la lampe frontale sur la photo) et la banquette du véhicule, prets à passer une nuit pour le moins originale.



A quelques kilometres d'Ipiales, la première surprise que nous réserve la Colombie s'appelle 'El sanctuario de Las Lajas'. En bref, il s'agit ni plus ni moins que du Lourdes local (une Vierge serait apparue ici au 17eme, perchée 40 m au dessus du fond de la vallée), visité chaque année par des milliers de pélerins. Notre Dame du dénivelé, protégez-nous.



Surprise ! A l'intérieur du sacro-saint sanctuaire, point de pieuses bonnes soeurs ni de curés octogénaires ; à la place, on trouve un battaillon entier de policiers, le revolver à la ceinture. On nous avait prévenu que la Colombie était particulièrement militarisée, mais de là à imaginer une invasion de gendarmes dans une église... En fait, renseignements pris, il s'agit du corps de police dédié à la protection du site lors de la Semaine Sainte, venu recevoir la bénédiction de l'Eglise !


 
Les premiers kilomètres en Colombie nous plongent très rapidement dans le bain. Amateurs de plat, passez votre chemin ! Nous retrouvons ici des payages hauts en couleurs, et surtout hauts en relief. Les vertes montagnes du Pérou semblent toutes proches !



Ponctuellement, une cascade de 70 m de haut vient même arroser les rebors de la route, pour le plus grand plaisir des petits gars qui y suent comme jamais.



Le cuy (prononcez 'couille') est aussi une bête à concours comme nos belles vaches normandes ! Considéré comme un met raffiné au Pérou et dans le sud de la Colombie, il est vu par les autres Colombiens comme un signe d'archaïsme. D'ailleurs,  le sud du pays subit les railleries du reste de la Colombie : les habitants y sont surnommés les pastueños -les pestiférés- en lien avec la capitale régionale, Pasto.



La Panam offre de temps en temps de jolies vues sur les villages colombiens. On en redemande !



Carré rouge sur fond vert. Avec un petit intru en plein milieu !



Un petit air d'Amérique centrale  flotte en Colombie avec ces bus colorés chargés d'hommes et de victuailles qui crachent une belle fumée noire et épaisse dans les montées. Agréables à la vue mais pas à l'odorat!



La Colombie, pays aux abondantes ressources naturelles est un des principaux producteurs de café du monde. Nous rencontrons de nombreux petits exploitants au fil des kilomètres sur les bords de la panaméricaine. Au passage, il est bon de retrouver une vie de rue -et de route- presque aussi dense qu'au Maroc ! Première étape, la culture du caféier, arbuste de petite taille dont les branches sont chargées de petites boules jaunes. "Je me coucherai moins bête !" s'exclame Vianney en examinant le fruit en question et venant de comprendre d'où venait le liquide noir qu'il boit tous les matins.



Deuxième étape, séchage des grains au soleil sur de grands plateaux. Troisième étape enfin, torréfaction dans des machines plus ou moins artisanales. Il ne reste plus qu'à moudre. What else ?



Ce drôle d'arbre est un papayer !
 



On ne sait si c'est le fait de ne rencontrer que rarement des gringos au fin fond de leur cambrousse - du fait  notamment de la mauvaise réputation du pays à l'étranger -, ou si la gentillesse est juste innée chez eux, mais les colombiens sont véritablement un des peuples les plus accueillants et les plus sympathiques que nous ayons croisé depuis 6 mois. Les " Buenos dias ! " et autres "Suerte !" n'ont jamais été si courants sur le bord de la route. Et que dire de ce Padre, qui nous a offert une nuit d'hotel dans son village à El Bordo ?  Il faut aussi préciser que les colombiennes rivalisent presque avec les francaises pour ce qui est des atouts physiques ...



Un militaire tout les coins de rue, tel est le prix de la paix sociale ! Les plus jeunes ont à peine 18 ans et veillent à la tranquillité des villes, des villages et des ponts à la manière des chasseurs alpins Gare Montparnasse reconvertis en Pascal le grand frère. Ils semblent très proches des populations (il est arrivé qu'une bande d'adolescentes demande à l'un d'entre eux de faire l'intermédiaire et l'interprète pour nous aborder, il faut imaginer la scène...) Treillis neufs, armes impeccables, entraînement intensif, on ne lésine sur rien ! 24 heures après le passage de la frontière, la vision d'un de ces mômes portant un lance-grenade en bandoulière est mi-amusante mi-angoissante. Se sert-il parfois de son joujou ? La suite des événements apportera la réponse...



Dans un petit boui-boui, tentative d'enrôlement d'un brave chat.



Remolino,  petite bourgade sans histoire des abords de la Panam qui tombe à pic pour notre recherche de logement au crépuscule. Le calme avant la tempête. L'hospitalité colombienne ne se fait pas attendre et nous nous installons rapidement dans l'école du village où nous sympathisons avec les enfants et les professeurs. Jusque là,  rien d'exceptionnel.
C'est au beau milieu de la nuit,  à 2h du matin que les choses se gâtent quand des hommes embusqués dans les montagnes avoisinantes se mettent à tirer sur le poste de police, distant d'à peine 500 m de notre colegio. Pendant 2 longues heures,  nous nnous retrouvons au milieu d'échanges de tirs, cachés dans notre salle de classe... Au petit matin, nous apprenons qu'ils s'agissaient de guérilleros, mais les professeurs se veulent rassurants et nous assurent que c'est la première fois que ça arrive ici et que cet acte est uniquement lié aux élections présidentielles qui approchent donc rien à craindre pour les gringos !



On ne se sera jamais autant régalé qu'en Colombie ! Les plats des cantines populaires sont montés en grade depuis le sud du continent et se voient systématiquement accompagnés d'un jus de fruit pressé le matin même. Et puis surtout, on ne se met plus à table avec la crainte de choper la diarrhée de l'année... "C'est décidé, en rentrant j'investis dans une cocotte minute pour devenir le roi de la soupe". Il n'est jamais trop tôt pour penser à l'essentiel. L'eau est d'ailleurs potable dans certains endroits, élément de confort que l'ont n'avait plus connu depuis le nord de l'Argentine !



Troisième jour en Colombie, nous venons de perde 2000m d'altitude et il fait chaud très chaud... A ce propos, ici, l'altitude des bleds se traduit par un climat particulier et les distances n'existent qu'en termes de trajet de bus (Pasto ? Una hora y media. En bici...Hmmm... Cinco horas. Merci de faire la conversion pour nous les gars !). Autrement dit, les distances s'expriment en heures et les altitudes en degrés Celsius : une variante intéressante de la théorie de la relativité.
 


Notre chère et belle Panam, toujours et encore ! Depuis Lima, il faut dire qu'on ne lache pas d'une semelle !



Popayan, enfin ! Ce n'est pas sans un grand soulagement que nous atteignons la Ciudad Blanca (la Ville Blanche, surnom de Popayan) ce samedi vers 17h. La derniere journée aura été rude, très rude : 95 km de vélo pour 2.100 m de dénivelé positif ( soit sept montées de la tour Eiffel en vélo!!).




Hasard du calendrier, nous arrivons à Popayan,  ville la plus religieuse du pays,  à la veille de la Semaine Sainte. Chaque jour,  défilent dans les rues des fanfares de tout âge,  accompagnant les processions religieuses. Il semblerait d'ailleurs que "The sound of silence" de Simon & Garfunkel soit ici une musique liturgique !



Joyeux anniversaire Quentin !! Ou bien faut-il dire "Kevin", aimable nom d'emprunt d'une soirée d'anniversaire inoubliable ? ("Quentin" est difficilement prononçable en espagnol et si votre interlocuteur ne connait pas Tarentino, c'est foutu). La joyeuse bande de popayanais avec qui nous festoyons dignement au soir du 12 avril bizute le brave tarbais -qui n'aspirait qu'à une soirée tranquille après s'être offert 2100m de dénivelé positif dans la journée, sans doute son plus beau cadeau- en lui faisant une goudron-plumes à base de bière-farine. Dommage pour son si beau chapeau tout neuf... qui lui aussi finit torchon-chiffon-carpette. Inoubliable vous dis-je.

La semaine prochaine, last but not least, nous continuons notre route un poil plus au nord, vers Cali et le lac Calima. A très bientôt !


PS : pour vous faire patienter avant le prochain post, n'hésitez pas à jeter un petit coup d'oeil à la superbe vidéo qu'ont realisée les copains de la Grande Echappée. Chapeau les gars !! 


dimanche 6 avril 2014

Semaine 27 : Riobamba - Quito - Otavalo

Chers lecteurs, cette semaine, voici pour vous un post mi-hémisphère sud mi-hémisphère nord mais 100% Équateur ! Il est assez agréable de traverser enfin un pays raisonnablement grand comparé à ses immenses voisins... Quatre jours de bici le long de la route des volcans et autant de repos, tel a été notre rythme de touriste cette semaine. En même temps, il a fallu traverser Quito, la très étendue capitale équatorienne et pour une fois, le patrimoine colonial valait franchement le détour...! Nous avons ensuite continué notre bonhomme de chemin dans le couloir "interandin", sorte de vallée à 2.800m d'altitude définie de part et d'autres par deux chaînes de volcans dont les plus célèbres culminent à plus de 6.000m. L'ambiance latino est plus que jamais au rendez vous, aux portes de la Colombie, bonne lecture !



Cette semaine, la Panaméricaine est à l'honneur : 320 km de route transcontinentale séparent Riobamba de Otavalo, tantôt sur des 2X4 voies monstrueusues, tantôt sur des portions de route bien plus tranquilles. Au mileu, bien entendu, Quito, probablement l'une des plus belles villes d'Amerique Latine ! La carte ne le montre peut être pas, mais la fameuse Panam est ici coincée entre deux cordillères - à l'est et à l'ouest - peuplées d'une bonne dizaine de volcans dépassant  les 5.000m. Un vrai plaisir pour les yeux ... mais seulement quand les nuages veulent bien vous laisser profiter du spectacle.



A Riobamba, on en termine enfin avec les bus de la semaine précédente; au boulot l'eldorado ! Les cuissots sont encore froids que déja apparaît la première rencontre volcanique : le Chimborzo nous montre la voie. Facile de suivre sa route avec de tels cairns !



Le volcan Chimborazo, à quelques dizaines kilomètres au sud l'équateur, est la plus haute montagne du monde... si l'on tient compte de son éloignement au centre de la terre ! (cf, patatoïde terrestre et bourrelet équatorien pour les plus sagaces). Nous sommes vraiment vernis de pouvoir le contourner dans de pareilles conditions, la météo n'ayant pas été vraiment coopérative par la suite... Et nous qui pensions que la saison des pluie était derrière nous ! "¿ Hay sol ? No hay" ( - Vous avez du soleil ici? - Du soleil? connais pas) .



Un nouveau panorama pour Tarbes !!!



La banane équatorienne, en direct de la Panam !



Nouveau pays, nouvelles menaces! Après un court passage par la côte,  nous sommes revenus à nos bonnes vieilles Andes que nous découvrons sous un nouveau jour : celui des volcans. Notre itinéraire serpente le long de ces immenses cônes quasi parfait qui culminent à plus de 5.000. Un régal pour les yeux même si la 2x3 voies sur laquelle nous roulons nous oblige à regarder le plus souvent bien droit devant nous.



L'Equateur, ou le paradis des fruits exotiques. Et tant pis pour les stress intestinaux!



La Belle et le Clochard 2, mais sans le spaghetti ! A Salcedo, nous essuyons le premier refus des bomberos (les pompiers, chez qui on a l'habitude de dormir gratuitement) pour nous héberger, soit disant car nous pouvons dormir dans la gare désaffectée juste en face. Sceptiques, nous préférons nous rendre au Palacio Municipal où nous faisons la rencontre de la charmante Alexandra (ndlr : la Belle), aux boucles parfaites qui nous introduit auprès du maire en personne. Résultat : l'Eldorado gagne en standing et se voit offert une nuit d'hôtel, avec vue sur la place centrale. C'est tellement plus simple que de dormir dans la salle des fêtes! Pauvres gringos! 



La réputation grandit ! L'eldorado va faire rêver le 3ème âge équatorien sur Antenne 2 Ecuador!



Du haut de ses 5.897 m d'altitude, le volcan Cotopaxi domine de toute sa grandeur la vallée de Quito. Presque de quoi compenser les 15 km de banlieue affreuse nécessaires pour entrer dans la capitale.



Une fois que l'on entre dans le centre historique de Quito, le plus dur reste encore à faire : parvenir à se repérer sur une carte et atteindre son auberge. Car la capitale equatorienne est un immense labyrinthe qui n'a rien à envier aux plus tortueuses médinas marocaines. Cherry on the cake, chaque rue possede deux noms, le colonial et le moderne ... Autant vous dire que, à 19h, aves 115 km de vélo dans les pattes, on a moyennement apprécié la course d'orientation.



Ahh Quito ! La capitale du pays est depuis longtemps un haut centre culturel, et ça se voit, ça se ressent à presque chaque coin de rue ! Pas une avenue sans son église du 18ème, pas une place sans son couvent de l'époque coloniale, pas une rue sans facades colorées. Aucun doute, le charme qu'exerce Quito est redoutable !



Les vélos planqués au fond de l'auberge, les casques rangés dans les sacoches, nous voilà à nouveau transformés en turistas  de premier ordre, avec bien entendu la casquette vissée sur la tête et le doigt sur le déclencheur de l'appareil photo.



Quito, ce n'est pas seulement des merveilles architecturales par dizaines, c'est aussi de nombreux trésors à plumes, bien cachés dans les cours intérieures des abbayes et autres monastères. Quand on tombe sur l'un d'entre eux, il n'y a plus qu'à entamer la discussion, retour garanti !



"Garde à vous !!" Les membres de la garde d'honneur se cambrent d'un seul corps à l'arrivée d'un homme en costard. Rafael Correa, le très populaire Président de la République peut être ? 



Le patrimoine colonial et architectural est, disions-nous, particulièrement riche à Quito. En témoigne cette cathédrale dite du Vœu national qui trône au cœur du centro historico au nord de la ville. C'est seulement la première ou la deuxième de cette nature qui croise notre route en Amérique Latine. Peut être sommes-nous dans l'expectative du retour en Europe et voyons-nous des cathédrales gothiques partout... Mais celle-ci semble bien réelle ! Le contraste avec les églises latino au style rococo barbouillées de peintures surchargées est plutôt saisissant !



L'oncle Picsou a commencé de la même manière. On espère que ces deux chiquitos seront portés eux aussi par un dollar fétiche ! Malheureusement, malgré des sollicitations répétées, celui-là ne proviendra pas du portefeuille de l'Eldorado à vélo, les chaussures de rando ne se prêtant pas vraiment au cirage... Comme consolation, Alex se dit que 80% des hommes sur la planète portent des chaussures en cuir. "Pas de soulier ?! Mais quelle drôle d'idée ! (OSS 177 Quito ne répond plus)



 Sans doute du Banksy.



"- Il paraît que l'Eldorado à vélo est à Quito! 
- Tu déconnes? 
- Non, non!  Je l'ai vu sur Antenne 2"



On préfère encore les tigres naturels que naturalisés! (La visite du Museum des Sciences Naturelles pour terminer notre séjour à Quito n'était pas forcément une très bonne idée).



Les routes équatoriennes ne sont pas de tout repos ! Finis les cols de 60km comme au Pérou. Désormais, le dénivelé est le même mais sur des distances trois fois plus courtes. Autant dire que notre record de vitesse a explosé : 86 km/h ! Nous tenons à rassurer la mère d'Alex, il s'est racheté un casque!



Grosse émotion au moment de rejoindre les latitudes boréales ! Nous passons enfin la Ligne, la mitad del mundo ! Fini l'hémisphère sud ! Pour ceux à qui ça parle un peu, Buenos Aires est en 35 sud ! La cérémonie aura été plus courte que sur certains bâtiments de combat (paraît-il) mais au moins autant émouvante. Et puis, théoriquement, on est plus léger ici qu'ailleurs (paraît-il) ... ! 



N-ieme volcan de la semaine à proximité d'Otovalo, le Cerro Imbabura vous salue bien bas !



La maracuja, ou fruit de la passion fait son grand retour au paradis des fruits et légumes qu'est l'Equateur. Acidulée et sucrée à la manière d'un Pimousse, des frissons vous parcourent de la tête aux pieds à chaque bouchée ! Plus besoin d'acheter des Haribos, qui de toutes façons ne sont pas encore arrivés jusqu'ici...



Âmes sensibles, s'abstenir car voici "decapités, plumés, vidés" (OSS 177 Quito ne répond plus, again) cinq adorables cochons d'Inde ! Il faut dire qu'ici leurs petites pattes et la tendre chaire de leurs côtes sont un plat de fête que l'on sert le dimanche. Comme tout ce qui est viande exotique, le cuy coûte les yeux de la tête (5 dollars par tête, vous vous rendez compte ?), a le goût de poulet et n'offre pas grand chose à se mettre sous la dent. Bon appétit !



Terminus de la semaine ! Otavalo est la ville où -dit on- a lieu un des plus grands marchés d'Amérique latine. On y vient des 4 coins du pays pour son artisanat, son marché aux bêtes ou ses fruits et légumes. Dimanche,  c'est aussi l'occasion de sortir les tenues traditionnelles,  enfin,  pas pour tout le monde!  A chacun son style...

La semaine prochaine, la course effreinée vers le nord continue, direction cette fois-ci la Colombie !!