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lundi 5 mai 2014

Semaine 31 : Madrid - Tarbes

Ahhh rouler en Europe, quel plaisir ! Nous retrouvons sur ce Madrid-Tarbes les joies du cyclotourisme sur des routes impeccables, fournies en bornes kilométriques ainsi qu'en panneaux touristiques et surtout empruntées par des espagnols plus que jamais respectueux des cyclistes. Et puis qu'est ce que les gaz d'échappement sentent le propre par ici ! comparés aux rejets des vieux, très vieux bus colombiens... Le couchage aura lui aussi été très différent des derniers mois puisqu'à défaut de pompiers volontaires, nous dormons à six reprises dans des spots de camping sauvage tous plus idylliques les uns que les autres : franchement, on ne demande rien de plus. Autre changement notable, le soleil se couche tard et il n'y a pas à craindre la guérilla après 18 heures... Voici pour vous, chers lecteurs quelques images de notre traversée express de l'Espagne septentrionale et des Pyrénées ! En avant la musique !



Comme vous pouvez l'admirer à travers les grosses taches brunes qui colorent la carte ci-dessus, le nord de l'Espagne, c'est loin, très loin, très très loin d'être plat. Les 580 kilomètres jusqu'à Tarbes ne devaient être qu'une simple formalité, on en a finalement bavé bien plus que prévu... mais sous le soleil !



Le surlendemain de notre arrivée à Madrid nous redécouvrons un truc tout à fait européen : un mu-sée. Et de peintures par dessus le marché ! Bien qu'il faudrait sans doute une pleine semaine de visites pour commencer à comprendre la richesse de son contenu, le Prado reste bien sûr un incontournable madrilène, même pour un après midi. Sur cette œuvre phare de la collection permanente, vous voyez de gauche à droite une représentation du paradis, des péchés terrestres et de l'enfer. Traduisez pour la semaine qui suit : un monde sans vent, les cyclos au rayon charcut' du Dia Maxi et la montée du Pourtalet vent de face. Pardon pour cette interprétation vulgaire. Et surtout, merci Herr Bosch. 



Rentrée des classes pour l'Eldorado à vélo. Hop hop, finies les vacances, on remonte sur les cale-pieds, direction ... la France (!!!).



A une grosse soixantaine de kilomètres de Madrid, la nuit tombante nous oblige à retrouver rapidement les bons vieux réflexes de camping sauvage que nous avions laissés de coté lors ces derniers mois. Primero, trouver le site idéal, ni trop éloigné de la route, ni trop proche, avec des sources d'eau et de bois à proximité dans le meilleur des cas. Croyez-nous, sept mois de voyage, ça vous forme un sixième sens pour ce genre de choses. Secundo, monter les tentes (6 minutes 40 record à battre). Tercero, couper du bois dans le bosquet d'à coté, et préparer le feu de joie. La machette équatorienne d'Alex est une aide très précieuse pour cette troisième étape, tout à fait essentielle pour un bivouac réussi. Quarto, sortir le réchaud, le paquet de pâtes et tout ce que Dame Nature (ou le Carrefour de la dernière ville traversée) aura bien voulu glisser dans nos sacoches. Quinto, se régaler (...), se réchauffer autour du feu, cadenasser les vélos et s'emmitoufler dans les duvets !



Notre second jour de vélo signe le grand retour d'un phénomène que l'on croyait disparu à jamais... le mal de genou d'Alex ! Malheur à nous, pauvres utopistes ! On achève donc l'étape plus tôt que prévu, et ce n'est pas si mal puisque nous plantons les tentes au bord d'un des nombreux lacs qui peuplent le nord de l'Espagne. La baignade dans l'eau à 15 degrés aura visiblement fait le plus grand bien au blessé du jour, puisque le lendemain, tout roule comme sur des roulettes. 



Impression soleil couchant, version cyclotouriste.



La traversée de l'Espagne, c'est aussi l'occasion de réviser sa géographie de la péninsule ibérique. Castilla la Mancha, Castilla y Leon, Navarre, Aragon ...  Les cours de 4ème sont très loin, le rafraichissement intellectuel ne fait pas de mal.



"- Et chico, tu vas où comme ça ?
- A Paris Senor !
- A Paris ? Quelle drôle d'idée ?
- J'me dis la même chose"



J'achète encore un château en Espagne.



Troisième jour de bici après Madrid et se profilent au loin trois silhouettes de grosses cylindrées dans le contre jour de cette fin de journée. Et comme chaque fois que l'on est sur le point de rencontrer d'autres types à vélo comme nous, c'est après avoir plissé les yeux deux bonnes minutes que nous nous rendons compte que les fameuses ombres au loin ne se rapprochent que très lentement. Le déclic est alors immédiat: des cyclos ! En l'occurrence, il s'agit de trois retraités espagnols équipés de magnifiques vélos dotés du traditionnel quatuor Ortlieb (marque allemande universellement répandue de sacoches de cyclotourisme). Partis pour un grand tour de l'Espagne ils ont une organisation à couper le souffle : chaque étape -prévue à l'avance bien entendu, faut pas déconner- fait l'objet d'une description détaillée à la centaine de mètres près... On est très très très loin des plans de voyage de l'Eldorado à vélo !



Voici Bolivar, la machette de notre ami Alex, achetée dans le village éponyme en Equateur. Notre meilleure alliée pour couper le bois et le saucisson. Une amie fidèle dans n'importe quelles conditions. L'essayer, c'est l'adopter !



Vianney, le cyclo qui danse sur le feu (Béa, Goulfy, Boniche, Dédé, elle est pour vous celle là, en mémoire d'une certaine soirée autour d'une cage de foot).



Vous l'aurez compris, cette semaine, froid oblige, impossible de tenir une soirée sans un bon feu de joie !



Un t-shirt technique mairie de Tarbes, un sous-pull technique Quechua, un pull Star Trekk' en fibres de bambou (d'où la couleur verte), une doudoune Northface de contrefaçon bolivienne, un coupe-vent Helly-Hansen soit disant vrai (on rigole vu son origine) et une couverture de survie 100% vraie cette fois-ci, vous avez dit "à l'arrache" ?? Faut se préparer un minimum quand on affronte le grand nord espagnol ! Non mais ho !



Le début "des petites routes" bitumées -sans doute en l'an 40- au pied des Pyrénées : une chose complètement inconnue outre Atlantique où le choix des routes alterne entre Panaméricaine impeccable et chemins cabossés de campagne. Petites routes, grands plaisirs !



"Allez, les gars, on se motive un peu pour la photo, on montre qu'on est content !"



Ce soir c'est BurgerKing dans la joie et la bonne humeur des 80 km/h de vent. C'est aussi la quatrième utilisation de la grille de barbeuc en sept mois. Amis qui prévoyez de partir à vélo, ce gadget n'est pas d'une utilité décoiffante. Il paraît qu'il y en a qui utilisent de vieux rayons de vélo et que ceux-ci font un excellent substitut ! A creuser. 



On vient d'apprendre de l'ESCP que l'on ne peut pas prendre une troisième année de césure. Le choc est terrible. Il faut rentrer.



Souvenez-vous du berger andalou des premières semaines de voyage ? (Voir le post andalou pour les plus motivés) celui-ci nous le rappelle fortement, en sûrement moins authentique avec son bleu de travail, mais dans un cadre tout aussi beau. On a l'impression d'effectuer notre transhumance retour. Moment émotion s'il vous plaît.



À 7h25, nous rallumons le feu de la veille en soufflant sur les braises encore chaudes... Y'a des matins comme ça où émerger n'est pas facile du tout ; On a parfois l'impression d'être des soldats de la Grande Armée ! 




Amis astronomes, en direct du ciel navarrais, la découverte d'une nouvelle nébuleuse planétaire dans la constellation du campeur. On me souffle à l'oreille qu'il s'agit en fait du cinquième feu de la semaine en train de subir un éparpillement de sécurité avant sa mise à mort...



4ème jour, la cordillère pyrénéenne pointe le bout des ses sommets enneigés et nous nargue en nous envoyant un bon vent de biais qui nous oblige à rouler penchés comme des tours de Pise. Les Pyrénées n'ont (presque) rien à envier aux Andes.



Un petit bain à 12 degrés pour les mecs chauds et une toilette de chat pour les types normalement constitués !



Les très impressionnantes falaises de Mallos de Riglos font partie des bonnes surprises que nous ont réservées les Pyrénées aragonaises. Nous, on en redemande !



Nairo Quentin-a, (excusez-nous pour très mauvais jeu de mot, on commence à manquer d'inspiration) en pleine action dans le col du Portalet, dernier obstacle avant la France !



Douce France, le pays de mon enfance ! ENFIN, nous traversons la frontière française, qui, à notre plus grand regret n'est même pas annoncée par le moindre panneau ! Scandaleux.



Vers le bas des vallées (en l'occurrence celle d'Ossau), dévalaients des valets délavés, veules et velus. A vos souhaits mon cher Boby Lapointe.



Le jardin des délices, selon l'Eldorado à vélo.



Au loin, le pic de l'Aubisque et son fameux col, que l'on ne pourra grimper cette fois-ci, la route étant encore fermée à cette époque-ci de l'année. Ce n'est finalement pas plus mal, le temps de repos à Ibos vient de gagner 24 heures....



Après finalement 580 kilomètres depuis Madrid, home sweet home pour Quentin !




Voilà, après 6 jours de vélo, nous voilà à Tarbes, chez Quentin, au pied des Pyrénées. Arrivée royale, sous un ciel bleu azur, avec, en prime, une petite coupe de champagne, quelques gâteaux apéritifs et surtout la terrine de foie gras de la grand-mère gersoise. L'ultime rempart a été franchi, il ne reste plus qu'à savourer ! Bienvenue en terre bigourdane !



samedi 26 avril 2014

Semaine 29 & 30 : Popayan - Cali - Madrid

L'Eldorado vous retrouve enfin après deux semaines de silence ! Il faut dire que les quinze jours qui viennent de s'écouler n'ont pas été les plus conventionnels du voyage, la fine équipe ayant connu une séparation de ses membres, la première véritable en sept mois ! Une fois à Cali en Colombie, comme les avions devant nous ramener vers la vieille Europe n'étaient pas exactement les mêmes, Vianney est parti seul (à vélo s'il vous plait) vers Bogota tandis que Quentin et Alexis ont pris un vulgaire bus pour l'Équateur. Au programme pour tout le monde, du tourisme, un "mchouïa" de repos et de fiesta, quelques dernières expériences latinos et bien sûr l'obligatoire et redouté emballage des vélos. Au bout du voyage, c'est avec émotion que nous sommes descendus de l'avion à l'aéroport de Madrid Bajaras : plus que quelques heures avant l'orgie de fromage. Courage. Les parents de Quentin avaient parfaitement anticipé notre état d'esprit et nous ont réservé un accueil princier à base de saucisson de porc noir de Bigorre, de camembert, de jambon cru, de bon pain français, de comté, et bien sûr de maroilles ! Ah bonheur !! Sept mois de repas sans fromage, vous vous rendez compte ? Un nouveau départ (encore un) se profile pour nous après les incontournables visites madrilènes. Retour sur ce retour à la civilisation. Que chevere, comme on dit au pays de Shakira !



Pas facile de représenter sur une carte nos différents itinéraires de ces deux dernières semaines... Partis de Popayan en Colombie, nous arrivons très rapidement à Cali, où des différences de billet d'avion obligent nos chemins à se séparer momentanément : pour Vianney, la route continue (mi-vélo mi-bus) vers le nord-Est, direction Bogota ; pour Alex et Quent, c'est retour en bus en Equateur, direction Guayaquil, en passant par le lac de Calima. Nous nous retrouvons 8 jours plus tard, à Madrid, où nous attend le dernier tronçon du voyage, Madrid-Paris !



A Popayan, Indiana Jones se délecte des brochettes de zébus chassés auparavant. Buen provecho.



Sur la route de Cali, la Colombie se révèle toujours aussi militarisée : on ne compte plus les barrages militaires, tenus bien souvent par des conscrits de 20 ans maximum ... 



A l'approche de Cali,  finies les routes de montagnes sinueuses ! Place aux grandes lignes droites bordées de plantations de cannes à sucre. Ce mastodonte de la route ne sert à rien d'autre que transporter la canne récoltée vers les usines de transformation de la banlieue de Cali pour finir en sucre ou en alcool local,  le Caucano.



Dans l'intimité de Joséphine Baker.



On en parle souvent mais toujours sans photo à l'appui car dans ces situations, impossible de presser le déclencheur et encore moins de cadrer. Voici une gentille petite attaque de chiens comme on en a essuyé des centaines. Ces idiots d'animaux, si aimables quand il s'agit de nous faire de l'œil pendant les repas ne peuvent s'empêcher de nous donner la chasse lorsque nous fendons l'air à 11 km/h en montée. Rien d'exceptionnel sur la photo ci-dessus sinon qu'on peut imaginer une situation similaire avec quatre ou cinq spécimens deux ou trois fois plus gros et plus féroces. On s'est payé quelques frayeurs au cours des dernières semaines, parfois en descente alors qu'un d'entre eux se jette sous nos roues, quelques fois en montée quand ils cherchent à nous prendre un morceau de mollet sur 200m et souvent sur du plat où l'accélération que nous pouvons donner naturellement à nos moissonneuse batteuses exacerbe leur excitation. Heureusement, le soldat Alex s'est équipé d'une machette, "juste au cas où" dit-il. 



A Mondomo, petit village perdu entre Popayan et Cali, le gardien de l'école du village est plus résistant que jamais... Il faudra trouver une autre solution pour passer la nuit sous un toit. On rencontre alors Maria-Teresa, une institutrice de 65 ans comme on en fait plus, qui n'hésite pas bien longtemps à nous proposer de venir passer la nuit chez elle. Bien sûr, on accepte la proposition plutôt deux fois qu'une. On passe ensuite la fin d'aprés midi avec Luis Andres, le petit fils de notre hôte, 9 ans et déjà particulièrement précoce. (Et non, ce qu'il porte sur la tête, ce n'est pas un casque de vélo).



Dormir dans un bar : check. Chez Maria-Teresa, la liste des endroits insolites où nous avons passé une nuit vient s'allonger d'une nouvelle ligne. Pour notre plus grand étonnement, plutôt que de nous laisser dans son salon, notre chère amie nous enmène en effet dans le bar mitoyen où de splendides banquettes fleur-de-lysées nous attendent. Une nuit royale !!



Nous voilà enfin à Cali, capitale de la salsa, après 198 jours d'aventures. Terminus de notre voyage en Amérique latine, tout le monde est prié de descendre. Malheureusement, nous nous rendons vite compte que la ville n'a pas grand intérêt si ce n'est pour la salsa, que nous ne dansons que piètrement même aprés deux heures de cours, et pour ... son zoo (!) richement fourni. Va pour le zoo donc ! De là, nos chemins se séparent : Vianney continuant seul vers le nord pour prendre son avion à Bogotà et Alex et Quent restant à Cali en attendant, non pas Godot (même si l'histoire de leur attente ressemble au livre), mais  leur bus pour Guayaquil.



Les meilleures choses prennent toujours du temps ! 



Une comique contrefaçon de condor.



Sur la photo, vous remarquerez qu'il n'y a plus désormais qu'un seul vélo ! La petite pause de Cali derrière nous, nous devons nous séparer le temps d'une petite semaine, pour cause de chemins divergeants - grande première en sept mois de voyage !- . Ici, les plus fidèles lecteurs reconnaitront donc la bici de Vianney, parti en solitaire pour Bogotà où l'attend son avion.  



En chemin vers Bogota, j'en profite (Vianney !) pour faire un petit tour dans la vallée de Cocora, splendide parc naturel du centre de la Colombie où l'on trouve notamment les palmiers les plus haut du monde - 60m, rien que ça- .  




Au fin fond du Parc naturel, après un bon deux heures de rando dans la pura selva (la jungle tropicale, avec tout ce qu'il faut de lianes, ponts de singe etc.), en guise de récompense, une ferme à colibris attend les viajeros. Le spectacle de ces toutes petites bêtes jaunes et vertes virevoltant à 30 centimètres de vous est é-pa-tant ! 



La nuit chez José -mon aubergiste dans la vallée de Cocora- restera assez mémorable. Le sexagénaire se révèle à moitié barge, mais tout à fait sympathique. Au fil des conversations, il m'apprend qu'il était un grand champion cycliste dans les années 70, habitué à rouler avec les plus grands. Difficile de l'arrêter lorsqu'il commence à vous raconter ses anecdotes du Tour de Colombie 74... Au passage, vous remarquerez sur ses épaules un maillot assez connu sur ce blog !   



Quelques heures de bus plus tard, j'arrive à Bogotà, la capitale colombienne, immense métropole aux tentacules interminables. Croyez-moi, la traversée de la banlieue à 23h pour rejoindre le centre ville à partir du terminal de bus ne restera pas comme le meilleur moment du voyage. 



A Bogotà, lors de la visite du Museo del Oro ("le Musée de l'Or" - l'espagnol, ce n'est pas toujours très compliqué...-), je découvre enfin ce qui semble être la véritable origine de l'expression "El Dorado" ! C'est peut-être la cinquieme version différente que l'on rencontre, mais celle-ci a l'air de tenir assez bien la route. La fameuse expression serait en fait liée à une vieille tradition pré-colombienne : un des rites indigènes consitait alors à lancer des offrandes en or massif dans certains lacs de la Cordillère, considérés comme les ventres de Pachamama, la déesse de la vie. L'El Dorado ferait donc référence à l'un de ces lacs, dont les fonds sous-marins étaient particulièrement pavés d'or. Bien entendu, lorsque les Conquistadors furent mis au courant, le pillage du fond des lacs sacrés devint systématique, parfois au nom de la Couronne espagnole, mais bien plus souvent pour le propre compte des conquistadores. Apparemment, le pillage aurait même continué jusqu'à la fin du XXeme siècle...



Le lendemain de mon arrivée, le hasard m'enmène jusqu'à l'entrée de la cathédrale de Bogotá, où se tient une cérémonie assez exceptionnelle : les funérailles de Gabo, alias Gabriel Garcia Marquez, prix nobel de littérature et superstar dans le pays. Mort deux jours plus tôt à Mexico, tout le gotha colombien se réunissait dans la cathédrale pour lui rendre un dernier hommage. Pas de chance, étant en short, on ne me laisse pas entrer ! Clodo un jour, clodo toujours... (Ted, elle est pour toi celle-là !)

J'en profite pour remercier Sophie, amie d'amie en échange dans la capitale colombienne, qui m'a néanmoins reçu comme un roi pendant ces quelques jours à Bogotá; ¡ Muchisimas gracias ! 



Changement de décor, retour à Cali avec Alexis et Quentin ! Rien de tel pour finir notre séjour dans le magnifique pays de Colombie que d'aller camper sur les bords du lac Calima,  pour fuir la chaleur étouffante de Cali. En théorie 2 jours de repos dans un cadre idyllique,  dans les faits 2 jours d'enfer à supporter les décibels crachés par les coffres des voitures.  Bienvenue dans la rave ! 



Même si ça ressemble à un décor de festival, nous nous trouvons bien dans un camping (sauvage) sur les bords du lac Calima. Il faut savoir prendre du bon temps ! Hahahaha.



Heureusement,  nous avons la chance de rencontrer Aniela, Raoul, Maria del mar, Carole et les autres membres de la famille avec qui nous passons d'agréables soirées à échanger sur nos pays respectifs. Que chevere !


 

Outre l'envie de se détendre, nous voulons profiter du lac pour nous essayer au kitesurf (merci Darling et Darling de Casablanca pour nous avoir transmis votre passion !) : sensations garanties même si nous n'avons droit quasiment qu'à la voile pour la première leçon...



Je ne suis pas sûr qu'Alex notre marin d'eau douce ne soit très à l'aise avec les explications de notre ami ...



Guayaquil, capitale économique de l'Equateur revêt un faux air de Valparaiso lorsque l'on porte le regard sur les collines aux maisons artificiellement bariolées qui bordent le fleuve. Le résultat, un peu forcé tout de même, n'en est pas moins plaisant, surtout quand on tourne la tête et que la laideur du reste de cet immense pôle économique vous saute aux yeux ! Notre bref séjour là-bas au cœur d'un centre ville en ébullition reste très appréciable, la ville ayant le bon goût de n'être absolument pas touristique et donc d'offrir de très nombreux petits comedors, bars, épiceries, magasins et ateliers en tous genres tous plus surprenants et plus typiques les uns que les autres ! Le sentiment souvent rencontré en Amérique du sud que tout est possible, que tout est réparable, que tout est trouvable et que tout est négociable est plus présent que jamais ! Cf. notre recherche de grands cartons pour les vélos qui nous conduit dans les endroits les plus improbables et les plus malpropres, comme le "recyclor" sorte de grande déchèterie en plein centre. Ne vous effrayez donc pas des allures de coupe-gorge de la plupart des rues, partez les poches quasi vides et vous passerez de bons moments ! 



"Bonjour toi ! Qu'est ce que tu fais de toute la journée dans ce charmant parc ?
- ...
- Tu t'amuses bien avec des 47 amis autour du même banc ? Au fait, est-ce que tu mords ?
- ...
- Que dirais-tu d'une petite caresse sur je museau ? Tu ne bronches pas, c'est bien, c'est bien.
- ...
- Toi aussi tu trouves qu'il fait beaucoup trop chaud ? 
- ...
- Toi aussi tu trouves qu'il fait trop chaud. Et pourquoi est-ce que tu as une queue assi longue ?
[...] 
- Est-ce que tu es en train de me dire de ton regard insistant de te ficher la paix, de retourner dans mon pays ? Est-ce que tu me le dis là ?? Non mais tu te fous de moi ! J'apporte des devises dans ton pays moi ! Je soutiens le tourisme ! Et puis j'ai fait 10.000 bornes pour venir te voir ! Tu comprends un peu ?
- ..."



Comme à Casablanca, notre mission si nous l'acceptons (ou pas !) est de faire tenir un vélo dans 230cm -somme des largeur, hauteur, profondeur- tolérés par les compagnies aériennes. Opération tête réduite et préparation du probable discours de négociation au moment du check-in ! 



Ô un camembert ! Un avant goût de la France à Madrid qui nous a bien fait plaisir ! On vous rassure, il n'a pas souffert longtemps.





Petite virée avec la famille W. au coeur de Madrid le temps d'un week-end. Merci pour tout, on ne pouvait rêver meilleur accueil !



22 avril oblige, joyeux anniversaire Vianney !



Pain, vin, fromage, charcut', et surtout, une délicieuse cousine de Vianney qui nous héberge à Madrid : vive l'Europe, et merci Laeti ! 



En exclu, une photo à 3 sur nos bécanes en mouvement, peut être la première depuis sept mois ! 




L'affiche de notre prochain film, uniquement dans les meilleures salles.



Km zéro des routes d'Espagne, tout reste à refaire ! 

A très vite sur les routes espagnoles, et pour ceux qui ne sont pas encore au courant (et ceux qui ne lisent le blog qu'une fois par mois... hahaha), rendez-vous le 18 mai sur le champ de Mars à Paris pour les retrouvailles !